mercredi 28 janvier 2009

Appel de l'AG nationale des collectifs parents enseignants

L'assemblée générale nationale des collectifs de parents et enseignants en lutte, réunie le 24 Janvier dans le Rhône à Villeurbanne, affirme sa volonté de mobilisation pour la défense et la promotion d'un service public d'éducation de qualité. Ceci passe par le retrait de toutes les
contre réformes qui menacent le service public d'éducation de la maternelle à l'université.

Nous appelons à refuser :
  • La suppression de 13500 postes qui dégrade les conditions d'enseignement et d'apprentissage.
  • La suppression des RASED et la mise en place de l'aide personnalisée en dehors du temps scolaire.
  • La mise en place d'évaluations nationales destinées à mettre en concurrence les écoles et les établissements.
  • La mise en place de structures privées et payantes pour les enfants de deux ans.
  • La mise en place des EPEP qui va couper le lien entre écoles, élèves, parents, et renforcer les pressions hiérarchiques.
  • Les nouveaux programmes rétrogrades et inadaptés.
  • Le recours de plus en plus régulier à des personnels précaires et non formés pour assurer les remplacements et les missions de service public (accompagnement éducatif…).
  • La multiplication des heures supplémentaires et des remplacements à l'interne au détriment de l'emploi public et de la qualité de l'enseignement.
  • La contre réforme du lycée qui n'a été que repoussée.
  • La suppression du BEP qui va laisser pour compte les élèves les plus fragiles, et la mise en place du Bac Pro en 3 ans qui va dévaloriser le diplôme.
  • La suppression des IUFM et la remise en cause de la formation initiale et continue.
  • Le fichage systématique des élèves : BASE ELEVES, SCONET…
  • La banalisation des interventions policières dans les établissements et la traque des élèves sans papiers.
  • La remise en cause du droit de grève et des droits syndicaux.
En préalable à toute discussion, nous exigeons :
  • Le retrait de toutes ces mesures qui visent à terme un véritable démantèlement du service public d'éducation.
  • La levée des sanctions touchant les personnels, étudiants et lycéens en lutte.
Nous exigeons :
  • La création des postes nécessaires à un fonctionnement de qualité du service public d'éducation.
  • La prise en charge des enfants en difficulté par des personnels qualifiés, spécialisés, et titulaires, avec des mesures pédagogiques adaptées et sur le temps scolaire.
  • Une école gratuite et laïque, accessible à tous ceux qui le désirent dès deux ans.
  • La préservation de la liberté pédagogique des enseignants.
Nous appelons à:
  • Un mouvement revendicatif d'ampleur passant par la grève, le blocage, la désobéissance, l'occupation et qui ne cessera qu'au retrait des mesures Darcos.
  • Participer massivement à la grève interprofessionnelle du jeudi 29 Janvier, à envisager des suites et poursuivre la mobilisation interprofessionnelle notamment avec les salariés des autres services publics.
  • Participer à la réunion de coordination de « l'appel des appels » prévue le 31 Janvier à Paris et à y envoyer des mandatés.
  • Organiser une « journée de l'éducation » (écoles, collèges, lycées, universités) le 10 mars 2009 qui peut passer par des « nuits des écoles », des occupations ou blocages par les parents, des réunions d'information par des enseignants grévistes auprès des parents ou encore des actions médiatiques.
  • Se coordonner dans l'action et les luttes à l'échelle locale et nationale.
  • Interpeler les élus sur les mesures actuelles sur l'éducation.
Nous nous adressons aux fédérations syndicales de l'éducation, aux fédérations de parents, aux coordinations étudiantes et lycéennes pour qu'elles soutiennent et portent unitairement les revendications de l'assemblée générale nationale des collectifs de parents et enseignants.
Nous appelons à une nouvelle assemblée générale nationale des collectifs de parents et d'enseignants le 7 Février à Paris.

Contact : agnationale@yahoo.fr
Site de regroupement des collectifs : http://www.agnationale.org

dimanche 25 janvier 2009

Sommaire

Les réformes en cours
Les dernières informations
A propos de l'école maternelle
Boîte à outils
Le réseau éducation sans frontière (RESF)
Les rythmes scolaires
Réflexions
Appels et pétitions
Comptes rendus de réunion
A propos du collectif
Liens

Les associations éducatives complémentaires de l'enseignement public en danger de mort

Les Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public, agréées par le Ministère de l’Education nationale, œuvrent, sur tous les territoires, au plus près des citoyens, aux côtés des enseignants, des parents, des élus, dans le champ scolaire et périscolaire, dans la logique du développement et du rayonnement de l’Ecole publique. Elles en défendent les valeurs et visent à promouvoir le service public d’éducation dont elles sont des partenaires importants.

Leurs activités : accompagnement scolaire, formation des délégués d’élèves, éducation à la citoyenneté, ateliers de pratiques artistiques, activités sportives, encadrement de jeunes, classes de découvertes et voyages scolaires éducatifs, initiation à l’environnement et développement durable, centres de loisirs et de vacances d’enfants et d’adolescents, établissements spécialisés, sanitaires et sociaux, accompagnement et accueil de personnes handicapées, etc, bénéficient à des millions de jeunes et s’inscrivent dans les apprentissages éducatifs et scolaires nécessaires à chacun d’entre eux.

L’Avenir des Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public, et donc de leurs activités, est aujourd’hui gravement mis en péril par des décisions arbitraires et brutales du Ministre de l’Education nationale, alors même que la définition des Conventions Pluriannuelles sur Objectifs visait, à l’inverse, à apporter de la sécurité à leur financement.

En effet, en date du 6 octobre dernier, le Ministre de l’Education nationale a décidé unilatéralement, sans le moindre délai de prévenance, sans concertation préalable, de supprimer 25 % du financement des actions conventionnées par le Ministère au titre de l’exercice civil …2008, soit avec effet rétroactif.

Voir la suite ici

Ecole primaire : l'évaluation de la discorde

Je vous recopie ci-dessous l'article du Monde (disponible ici sur le site du journal) car je ne suis pas certain qu'il restera définitivement accessible sur le site et que cet article résume assez bien ce qui a été dit par les instituteurs vendredi dernier (le 23 janvier 2009) lors de la soirée des vœux.
A ceci prêt que :
  • Certains instituteurs nous ont dit avoir reçu le 6 janvier l'information comme quoi elles devaient avoir lieu courant de ce mois. Ce qui est vraiment n'importe quoi en terme d'organisation* quand on sait que les enseignants sont libres quant à l'ordre d'enseignement du programme de l'année scolaire.
  • Certains élèves avaient appris par cœur les réponses accessibles depuis Internet avant le début des épreuves et ce afin d'avoir le meilleur résultat possible et espérer ainsi ...rentrer dans les collèges les plus réputés de la ville de Grenoble.
Article du Monde du 19 janvier 2009
"Les enseignants sont à nouveau vent debout contre Xavier Darcos. L'objet de ce nouveau courroux ? Les nouveaux tests d'évaluation nationale pour les élèves de CM2. Le ministère de l'éducation nationale lance en effet, pour la première fois cette semaine, une "évaluation-bilan" pour les élèves de la dernière classe du primaire.
"Ce qui est nouveau, c'est d'évaluer tous les élèves de CM2, au même moment, avec des tests identiques, dont les résultats feront l'objet d'un traitement statistique anonyme", a expliqué le 15 janvier Jean-Louis Nembrini, le directeur général de l'enseignement scolaire.
Ce test évalue dix compétences : "lire", "écrire", "vocabulaire", "grammaire", "orthographe" pour le français ; "nombres", "calculs", "géométrie", "grandeurs et mesures", "organisation et gestion de données" pour les mathématiques. Et chaque compétence est subdivisée en dix items (groupes de tâches et de questions à réaliser).
Trois des quatres organisations les plus représentatives (SNUipp-FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT) appellent les maîtres à "ne pas faire passer les exercices correspondant à des notions non étudiées depuis le début de l'année", à "ne rendre compte que des seuls résultats des évaluations aux élèves et aux parents de la classe concernée" et à "ne pas utiliser le logiciel ministériel de transmission et ne transmettre que les résultats anonymés des exercices effectivement passés".
"L'ÉVALUATION EST FONDÉE SUR LES NOUVEAUX PROGRAMMES DE 2008"
"Si l'on organise une évaluation en janvier, il faut qu'elle porte sur les compétences qui sont supposées avoir été acquises sur la période septembre-janvier, et non sur toute l'année scolaire comme c'est prévu", prévient dans La Lettre de l'éducation du Monde, André Ouzoulias, professeur à l'IUFM de Versailles. De plus, poursuit-il, "l'évaluation est fondée sur les nouveaux programmes du primaire de 2008. Mais elle sera passée par des élèves qui ont suivi toute leur scolarité avec les programmes de 2002, et qui n'auront connu les nouveaux que depuis septembre dernier. Cela pose un grave problème de continuité des apprentissages".
M. Ouzoulias pointe également le problème de la correction : "Le système retenu prévoit un codage binaire : avec certains items, pour obtenir un point, l'élève doit réussir toutes les tâches. S'il échoue ne serait-ce qu'à une seule, il n'obtient aucun point. Cela signifie que ne réussiront ces évaluations que les élèves qui sont au "top niveau" ! Les autres seront considérés en échec. Si l'on voulait gonfler artificiellement le pourcentage d'élèves en échec, on ne s'y prendrait pas autrement".
Selon le blog Quelle école pour demain ?, qui a analysé en profondeur plusieurs items, "ces évaluations semblent conçues pour mettre en difficulté les meilleurs élèves, et refuser toute chance de réussite aux élèves moyens. Elles enfonceront pour de mauvaises raisons les élèves en difficulté." Or, poursuit le blog, "il nous sera difficile d'expliquer aux familles les résultats catastrophiques obtenus, cela dans un contexte de dénigrement constant de l'école. Nous n'avons aucune certitude quant à la confidentialité des résultats. Nous ne pouvons que nous inquiéter d'une possible mise en concurrence des écoles sur de telles bases, qui n'auraient que des effets néfastes : les écoles les mieux cotées seront celles qui sélectionneront le mieux leurs élèves, pas celles qui les feront progresser le plus."
Au ministère de l'éducation nationale, Jean-Louis Nembrini souhaite calmer les esprits. "Nous avons fixé le seuil de référence correspondant à l'acquisition du socle commun à 50 % de réussite, c'est-à-dire la moitié des items". Quant aux résultats, ils ne seront communiqués qu'aux familles, aux enseignants et au directeur d'école. "Les résultats de l'école, globaux et anonymes seront connus de tous les pilotes de la politique éducative : inspecteur de l'éducation nationale, inspecteur d'académie, recteurs, moi-même", précise le directeur général.

Philippe Jacqué

*Pour ce qui est de l'organisation des évaluations, celle-ci n'est pas mal non plus.
Cette vidéo (voir ici) montre en effet une institutrice expliquant que les exercices des évaluations du CE2 de l'année 2006-2007 ont été réutilisés pour la plupart comme exercice d'évaluation du .... CM2 de 2007-2008.
Le contenu de ces évaluations sont disponibles sur le site de l'académie de Versailles ici pour le CE2 et pour le CM2.
J'ai eu confirmation de plusieurs instituteurs qui avaient d'ailleurs alerté l'inspecteur d'académie de Grenoble à l'époque à ce sujet... et qui attendent toujours ses réponses.

Laurent

Création d'un collectif à Sassenage

Vendredi 23 janvier, un collectif de parents d'élèves a été créé à Sassenage regroupant 4 groupes scolaires lors d'une soirée débat réunissant une centaine de personnes dont 60/70 parents.
Si vous souhaitez entrer en contact avec eux, n'hésitez pas à nous écrire nous transmettrons les messages en attendant de connaitre leur l'adresse électronique que nous ne manquerons pas de vous communiquer dès que nous aurons l'information.

Laurent

Rassemblement National de soutien à Jean-Yves Le Gall

Le CIRBE nous communique l'information suivante :

Rassemblement National de soutien à Jean-Yves Le Gall , à Grenoble, ce jeudi
29 janvier, à 13h devant l'Inspection Académique de l'Isère, rue Joseph
Chanrion, tout près de la Préfecture où se termine la manifestation.

Jean-Yves Le Gall, directeur de l'école élémentaire de Notre Dame de Vaulx (4 classes) en Isère, a toujours dit non au fichage des enfants. Il fait partie des 171 directeurs qui ont signé un engagement à ne pas renseigner Base Elèves. C'est la première fois en France qu'une CAPD, Commission Administrative Paritaire Départementale, examinera, le 3 février 2009, le
retrait d'emploi de direction d'un enseignant assumant sa démarche jusqu'au bout. Ce retrait d'emploi de direction est envisagé par l'Inspectrice d'Académie de l'Isère, qui prendra sa décision après avoir consulté la CAPD.

Nous devons montrer, notamment en soutenant massivement Jean-Yves Le Gall, que l'opposition à Base Elèves persiste, le fichage n'ayant avancé que sous les menaces, tronquant le débat. Un principe de précaution s'impose : ce fichier n'est pas indispensable, le Ministère doit le supprimer.

Nous appelons tous ceux qui le peuvent à profiter de la grève interprofessionnelle du jeudi 29 janvier 2009 pour participer à ce rassemblement de soutien à Jean-Yves Le Gall et à ses 170 collègues.

samedi 24 janvier 2009

Voeu

Ce message fait parti de la série des vœux rédigés lors de la veillée des école du 23 janvier 2009. D'autres suivront.

J'ai une dette

20 ans. Pendant 20 ans j'ai eu le privilège de suivre des cours dispensés gratuitement dans notre école publique.
Cette gratuité est notre richesse; cette gratuité a un coût.
C'est le prix à payer pour notre devise :
  • Liberté parce que l'école est le lieu où se forment les esprits libres;
  • Egalité parce que l'école est ouverte à tous;
  • Fraternité parce que l'école est le lieu où l'on découvre l'autre, où l'on apprend à vivre et à travailler ensemble
Ne laissons pas les chantres de la seule logique comptable brader les principes fondamentaux de notre République.
Agissons pour que nos enfants puissent hériter à leur tour de cette dette, y contribuer et la transmettre.

Laurent